Bonjour à vous, internautes ! Dans ce chapitre, nous apprendrons à lire la redstone pour pouvoir par la suite étudier des systèmes complexes et, bien évidemment, « écrire » en redstone !

 

Pour ce chapitre, nous verrons les débuts de la logique combinatoire – quel plaisir ! – qui, vous verrez, nous apportera un énorme soutien pour la création de systèmes. Nous étudierons à nouveau trois points :

  1. L’utilité de la redstone
  2. Les fonctions logiques
  3. Les portes logiques

 

 

       1 – L’utilité de la redstone

Je ne pense pas que vous soyez là par obligation. Vous désirez tous apprendre les mystères de la redstone, ou simplement progresser plus dans la matière, mais vous ne savez pas comment vous y prendre.
Avant toute chose, il faut se poser la question suivante : Pourquoi ?
Eh oui ! Si on veut apprendre la redstone, c’est pour l’utiliser, alors à quoi donc sert-elle ?

Comme dit dans le chapitre précédent, la redstone est logique: elle possède des émetteurs pouvant fonctionner comme des détecteurs, ainsi que des conducteurs pour tout transmettre aux récepteurs qui font tout un tas de trucs cools avec. Mais voyons à quoi peut donc servir la redstone pour faire ces « trucs cools ».

La redstone permet de faire différents types de systèmes, avec des automatiques, le plus souvent pour des fermes, qui détectent quand ils doivent activer le système de récolte. On peut aussi voir des systèmes de protection ou de dissimulation, comme une trappe qui s’ouvre sous les pieds de vos ennemis, ou bien une entrée secrète à votre base souterraine qui s’ouvre à partir d’un digicode. La redstone permet également la création de machines qui peuvent vous aider avec votre stockage : trier vos coffres tout seuls, fabriquer vos potions, activer/désactiver vos fours quand vous le souhaitez, vous envoyer votre tenue B22 en diamant… Mais ce que je trouve le plus génial, c’est qu’on peut même en faire des maps aventure, dont le but est de restreindre les joueurs en leur donnant une quête à accomplir afin de leur faire vivre une aventure que vous aurez créée.

Comme vous le voyez, la redstone fait des « trucs cools ». Alors, si vous avez certaines idées derrière la tête que vous souhaitez pouvoir mettre à bien un jour, lisez bien la suite, car votre réel apprentissage commence dès maintenant.

 

       2 – Fonctions logiques

Avant de vous apprendre à utiliser la redstone, je vais vous apprendre à la faire réfléchir. En effet, pour chaque action que l’on désire, nous allons créer une condition. Prenons un exemple :

Je veux que quand j’appuie sur un bouton et [que je suis sur ma plaque de pression ou que mon levier est activé], ma porte s’ouvre.

Vous comprenez bien que cet exemple est bidon, mais il est typique de bien d’autre cas. Néanmoins, comment faire pour trouver un ordre et un système adéquat d’après un simple énoncé  ?
D’abord, pour être sûr d’avoir tout compris, il faut faire un tableau.


A. Le tableau de vérité :

Ce tableau de vérité est très simple à assimiler. Le principe est de représenter toutes les combinaisons de possibilités d’entrée, donc le courant venant des détecteurs comme le levier, le bouton et la plaque, et de montrer leurs interactions avec les sorties, ici le courant qui ouvre la porte. Puisque la redstone est binaire, on applique une notation booléenne( vrai ou faux ; 1 ou 0) dans notre tableau, avec « 0 » pour « redstone désactivée » et « 1 » pour « redstone activée ». On traduit l’énoncé « quand j’appuie sur un bouton et [que je suis sur ma plaque de pression ou que mon levier est activé], ma porte s’ouvre » par le tableau suivant :

 = Bouton  = Plaque de pression  = Levier  = Porte
0 0 0 0
0 0 1 0
0 1 0 0
0 1 1 0
1 0 0 0
1 0 1 1
1 1 0 1
1 1 1 1

 

 

 

 

J’ai bien représenté dans mon tableau l’alternance de mes entrées ( et ) et, quand ils remplissent les conditions de mon énoncé, j’ai mis ma sortie () à « 1 » pour dire qu’il faut que je lui envoie du courant.

Grâce à cette étape, nous avons transformé un énoncé pouvant être compliqué en un simple tableau, duquel nous pourrons tirer une équation.


B. Les équations logiques basiques :

Les équations logiques se basent principalement sur trois portes logiques. Les portes logiques, elles, créent les conditions dans un système. C’est là que les entrées, en fonction de la porte logique utilisée, deviendront une sortie.
Ces trois portes, que je vais présenter dans leur ordre de priorité à la lecture, sont la porte « NON » de symbole « « , la porte « ET » de symbole «  » et la porte « OU » de symbole «  » . Maintenant, afin de trouver notre équation d’après notre tableau, nous allons dire que pour chaque possibilité où la sortie est à 1, je mets pour chaque entrée relative «  » si l’entrée est 1, et «  » si l’entrée est 0. Puis, je rajoute une porte ET entre chaque entrée et une porte OU entre chaque possibilité.
Gardez votre calme et reprenons l’exemple.

1ère étape.
Regrouper les sorties à 1 du tableau :

 = Bouton  = Plaque de pression  = Levier  = Porte
1 0 1 1
1 1 0 1
1 1 1 1

 

2ème étape.
En déduire l’équation pour chaque ligne du tableau.

Concrètement, je dis : ma porte s’ouvre si (mon bouton est activé ET ma plaque de pression est désactivée ET mon levier est activé) OU (mon bouton ET mon levier sont activés ET ma plaque de pression est désactivée) OU (mon bouton ET ma plaque de pression ET mon levier sont activés).

Je me rends bien compte que cette partie est complexe, mais elle est aussi très importante. Je vous conseille donc de relire les précédents points abordés avant de passer à la suite si vous n’avez pas compris. Vous aurez sans doute le déclic lors de votre relecture. D’ailleurs il est fortement conseillé de poser un instant votre canette de soda et de sortir la main de votre calbut pour pouvoir mieux comprendre… après tant que vous vous lavez les mains avant de poster un commentaire, cela ne me dérange pas…

Laissez-moi vous dire, avant de finir sur les équations, que dans notre cas, nous avons régressé. Je vous ai donné un énoncé simple et nous avons au final une longue équation. C’est parce que je ne l’ai pas encore simplifiée. Mais cette technique est utile dans le cas inverse où, d’un système compliqué avec plein d’entrées et de conditions complexes qu’on veut effectuer, on obtient une équation bien plus simple et réduite. Préparez-vous donc à bouffer de l’équation logique, car bien que cela soit complexe, vous adorerez vite le concept.

 

  C. Les logigrammes

Les logigrammes sont à la base utilisés pour des systèmes logiques avec l’électricité. C’est une représentation schématique d’un système avec seulement ses portes logiques. Avec la redstone, c’est pareil. Du coup, c’est à partir de cette étape que vous allez faire de la redstone concrètement. Hourra, on y est !

Mais donc, comment réaliser un logigramme à partir d’une équation ?
C’est très simple, il suffit de se représenter les sources du signal de chaque entrée et de placer dans l’ordre nos portes logiques.
C’est tout, rien de plus à ajouter, regardez le résultat :

Légende :  1 = inversion, & = ET , 1 = OU

Rien de plus simple à cette étape, non ?  Je tiens néanmoins à vous féliciter, car nous venons de faire notre premier système redstone !

Comment ça ? On vient de faire rien du tout, mon coco ! Je vois ce qu’est le schéma de tes portes logiques, mais une fois sur Minecraft, je fais quoi, moi ?

       3 – Les portes logiques

On va enfin laisser la théorie de côté pour arriver à la pratique, avec ces – tant attendues – portes logiques. Je rappelle donc l’idée : une porte logique aura une ou plusieurs entrées, et après vérification de sa condition (que tout soit activé pour une porte AND(ET) ou qu’il y en ait au moins une d’activée pour la porte OR(OU)), j’envoie du courant, ou non, à ma sortie.

Donc, pour chaque condition logique, une porte est idéale. Étudions les principales portes, avec les indications suivantes pour vous aider : les blocs bleus pour les entrées, les rouges pour désigner nos portes logiques, et les verts, à la fin du système, pour symboliser les sorties.

Porte NO(NON) :

La plus basique de toutes, cette porte logique permet d’inverser la sortie par rapport à l’entrée.

0 1
1 0

Le courant passe donc quand l’entrée est DÉSACTIVÉE.

 

Porte OR :

La porte OR est très couramment utilisée, mais sans que l’on s’en rende vraiment compte. Elle a différentes représentations, mais l’idée est simple : regrouper deux entrées en une sortie.

0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 1

Le courant passe donc quand AU MOINS UNE des deux conditions est remplie.

 

Porte AND :

Une autre porte très pratique, la AND effectue la condition la plus utilisée :« Si mes entrées sont toutes ok, alors moi aussi ! » 

0 0 0
0 1 0
1 0 0
1 1 1

Le courant passe donc quand LES DEUX conditions sont remplies.

 

Portes inverses :

Ici, nous ne sommes pas en train de parler d’une porte en particulier, mais un type de portes. C’est un argument à rajouter à vos portes pour leurs attribuer l’effet inverse.

NOR :

0 0 1
0 1 0
1 0 0
1 1 0

Le courant ne passe donc PAS quand au moins une des deux conditions est remplie.

 

NAND :

0 0 1
0 1 1
1 0 1
1 1 0

Le courant ne passe donc PAS quand les deux conditions sont remplies.

 

Porte XOR :

Comment bien vous définir ce qu’est une porte exclusive ? Ah oui, je sais !
La porte XOR va s’inspirer de la porte OR mais n’acceptera pas l’addition de deux entrées actives. Elle ne fonctionne donc exclusivement qu’avec une seule entrée à 1.

0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 0

Le courant ne passe donc que lorsqu’UNE SEULE des deux conditions est remplie.

 

Nous avons fait le tour des premières portes logiques sur Minecraft et ainsi vu comment commencer à construire des systèmes redstone. On avance pas mal, je trouve.

Je vous conseille vivement de vous entraîner un peu avant le prochain chapitre. Essayez par exemple de faire un système qui requerrait une XNOR (non-ou exclusif), ça fera un bon entrainement.
N’hésitez surtout pas à laisser un commentaire pour toute demande d’aide ou question que vous aimeriez que je traite dans mes futurs chapitres de l’encyclopédie. Ne ratez pas la suite, et à très bientôt.